28.12.2009

souffrance

A l'heure où tout le monde fait la fête, à l'heure où les sourires sont sur toutes les lèvres, je suis triste à mourir. Triste à pleurer.

Tu me manques. Je t'aime. Je pense à toi. Tu es là. Partout. Ton corps. Tes mains. Tes lèvres. Ta présence. Tu me manques.

Tu m'as dit un jour que j'étais ta soeur, ta confidente, ton amie, ta maîtresse, ta femme. Aujourd'hui, je ne suis plus aucune de ces femmes. Je ne suis plus rien. Rien que le vide. Je ne suis ni un souvenir,  ni un passé.

J'ai traversé ta vie sans laisser de trace. Tu as traversé la mienne en laissant trop de trace.

J'ai mal partout. Je souffre et ne parviens pas à soigner toutes ces blessures.

Je suis dans l'attente du vide, dans l'attente de ce rien qui me déchire.

Tu m'as aimé. Comment as-tu pu oublier ? Comment as-tu pu ? Comment ?

Où sont tes souvenirs ? Où sont tes gestes d'amour ? Où est ta tendresse ?

Tu t'égares dans la futilité. Tu plonges dans le vide. Tu t'asperges d'inutilité. Tu crois exister à travers ce que tu donnes, montres et construis dans ton milieu professionnel. Que reste t-il une fois la porte de ton bureau fermée ? Que reste te reste t-il lorsque tu es bien au chaud, chez toi ? L'illusion d'exister, de vivre. L'illusion d'être, de partager, de construire. L'illusion...

Quitte moi. Pars. Loin, très loin. Je suis mal. J'ai peur.

 

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08.12.2009

Désillusions

S'il m'en restait quelques unes, aujourd'hui elle viennent de prendre définitivement leur envol.

Tu as quitté le monde dans lequel nous étions si proches. Je ne reconnais plus celui que j'ai tant aimé. Tu es devenu inaccessible, indifférent. Tu es devenu l'un de ceux que je n'aime pas. Tu es devenu fier de toi. Je n'aime pas ça. Plus rien ne t'atteint. Tu te sens intouchable. Tu te crois invincible. Je n'aime pas l'homme que tu deviens. Je n'aime pas la force qui s'est emparée de toi et qui te rend froid, indifférent, sans coeur.

Je n'aime pas l'homme qui se cache derrière tout ce que j'ai aimé avec tant de forces. Je n'aime pas le personnage que tu joues. Ou peut-être ai-je trop aimé le personnage que j'ai cru voir et qu'aujourd'hui enfin j'ouvre les yeux sur l'homme que tu es réellement.

On t'avait qualifié de manipulateur. Je n'ai jamais voulu y croire. J'ai toujours vu bien plus en toi.

Aujourd'hui, c'est le manipulateur que je vois. Je n'aime pas cet homme. Tu fais partie d'un autre monde. D'un monde auquel je n'appartiens pas. D'un monde où tout autour de toi n'est qu'illusion, mensonge, apparence. Un monde dans lequel tu viens de plonger et dans lequel je ne me reconnais pas. Je suis déçue. Terriblement déçue. Je me sens trahie, abusée. Je me sens ridicule de t'avoir tant aimé, d'avoir cru en toi, de t'avoir accordé tant de confiance, de n'avoir pas su tout arrêter avant de te découvrir.

Je ne veux plus t'aimer. Tu dois sortir de ma vie et de mon coeur. Pars loin ! et ne reviens jamais !

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28.11.2009

Je t'aime

Je pense que je n'y arriverais jamais. Tant que nous serons amenés à nous voir et à nous rencontrer. Tant que nous serons amenés à travailler ensemble et à échanger. Tant que tu seras là, pas assez loin (et pourtant pas assez proche non plus), je n'y arriverais pas.

Il y a ces jours où je me sens forte et enfin capable de continuer mon chemin sans que tu fasses partie de ma vie. Et puis, il y a tous ces autres jours pendant lesquels je me sens triste, vide, seule. Tous ces jours où le temps me semble long et inutile. Tous ces jours où je ne sais pas où je vais, pourquoi j'y vais et comment j'arrive encore à donner l'illusion d'être heureuse.

Tu manques à ma vie. Terriblement.

Depuis 2 ans maintenant, tu occupes mon coeur et ma vie. Depuis 2 ans, je t'aime d'un amour inchangé, fort, que je n'imaginais pas. Depuis 2 ans, tu es ma vie, mes rêves, mon quotidien. Depuis 2 ans, je ne vis plus qu'à travers nos souvenirs et notre amour.

Je ne t'en veux pas de ne plus m'aimer. Car tu ne m'aimes plus, je le sais avec certitude. Je ne t'en veux pas d'avoir cessé de croire en nous et de ne plus me voir comme celle qui aurait pu changer ta vie. Non, je ne t'en veux pas.

Je suis juste triste. Très triste de ne plus faire partie de ta vie. D'avoir occupé la place que je rêve de retrouver aujourd'hui mais de l'avoir perdue. Je suis triste que tu n'aies plus envie de nous comme j'ai envie de nous.

Je t'aime et je rêve chaque jour que tu vas revenir dans ma vie. Je rêve chaque jour que tu vas me revenir et qu'ensemble nous allons pouvoir vieillir.

Mais je sais que c'est illusoire. Je sais qu'il n'y aucun espoir à nourrir et à entretenir. Je sais que mon futur n'est pas avec toi et ne le sera jamais.

J'ai tellement aimé ce que nous avons partagé hier. La douceur et la tendresse de tes gestes et de ton corps. Quel dommage... quel dommage que tu ne m'aimes plus comme nos corps peuvent encore s'aimer aujourd'hui.

Je t'aime...

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12.11.2009

Je ne suis pas heureuse

Non, je ne suis pas heureuse. Non, je ne vais pas bien.

Pas un matin sans que je me réveille avec toi. Pas un soir sans que je m'endorme contre toi. Pas une nuit sans que je rêve de toi.

Ca fait de longs mois que ta bouche n'a plus touché la mienne. De longs mois que mon corps n'a plus touché le tien.

Je suis en manque de toi. En manque de nous.

Tu es parti, mais je te sens. Tu es partout.

J'ai mal sans tes mains, sans ton odeur, sans tes mots.

J'ai mal sans ton corps, sans ton sourire, sans ta présence.

J'ai mal....

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09.10.2009

c'est la fin

Je croyais pouvoir le supporter. Je ne le supporte pas.

Il vient de quitter mon univers. Il vient de quitter ce qui me retenait encore à lui. Aujourd'hui, il est parti. Il n'est plus. Je l'ai vu emmener ses cartons, débarasser son bureau, laisser le vide derrière lui.

Je me retrouve abandonnée, seule, perdue.

Je viens de le perdre définitivement. Je suis perdue et je ne sais pas comment faire. Je suis au bureau, au bord des larmes que je n'arrive plus à retenir.

J'ai besoin d'aide. Je suis perdue.

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15.09.2009

La fin

C'est étrange la fin d'une histoire. Il ne suffit pas toujours de mots. Il suffit, la plupart du temps, de le sentir, de le savoir, de le deviner.

Je sens aujourd'hui qu'il est temps. Que notre histoire n'a aucun avenir. Que notre futur est utopique et n'aboutit à rien.

Ce soir, je ne suis ni triste, ni malheureuse. Je suis déçue, c'est vrai. Mais il est temps que je tourne cette lourde page et que je parvienne à vivre sans toi et sans nos souvenirs.

Il n'est pas toujours simple d'admettre et d'accepter la fin d'une histoire qu'on a aimé avec toute ses forces et tout son amour. Ce n'est pas simple mais quand au bout de 2 ans, on ne voit rien de beau et de tendre se présenter, on comprend forcément qu'il faut reprendre sa route.

Je ne supporte plus que tu me dises que tu ne l'aimes pas, que tu ne l'as jamais aimé alors que tu lui envoies des petits mots rassurants pour la prévenir que tu rentres et qu'inévitablement tu termines tes messages par "bisous". Non, je ne le supporte plus.

Il n'y a peut-être rien de physique entre vous. Tu dis que tu ne l'as jamais aimée. Je pense que tu devrais y réfléchir car tout semble penser que tu as bien plus d'affection pour elle que tu ne le dis ou ne veux l'avouer.

Je ne veux et ne peux plus participer à tout ça. Je ne veux et ne peux plus être au coeur de cette relation malsaine que tu entretiens quoi que tu en dises.

Les faits sont là. Il y a 17 ans que vous vivez ensemble. On ne vit pas 17 ans avec une personne qu'on n'aime pas. Je n'y crois pas. Tu as eu 1000 possibilités de repartir à zéro et de refaire ta vie. Tu n'en as saisi aucune. Pourquoi ? Parce que tu es bien plus attaché à elle qu'aux rencontres fortes que tu aies pu faire. Je le comprends, et c'est très bien. Tu privilégies ce que tu as construit à l'inconnu.

Mais dans ces conditions et à ce prix, je ne peux plus rester. Je ne peux pas être celle qui de temps en temps reçoit un peu d'amour en échange de nombreux jours d'absence et de distance. Je ne peux pas être celle à qui tu écris sans un signe de tendresse ou d'affection, puis que tu retrouves quelques pour partager de merveilleux moments de tendresse. Je ne peux pas être celle qui attend indéfiniment celui qu'elle aime dans l'espoir qu'un jour peut-être il viendra. Je ne peux pas. Je ne peux plus.

Et pourtant, que je t'aime.

De tout mon coeur et de ton mon corps. Je t'aime avec tout ce que je suis. Je t'aime et t'aimerais toute ma vie. Je ne peux pas aimer avec tant de force pour que cette force disparaisse un jour.

Tu ne nous auras pas laissé notre chance. Je suis envahie par la peine et le chagrin. Je sais que tu m'as aimé avec ton coeur. Que tu m'as désiré comme tu n'avais pas désiré depuis si longtemps. Je sais que j'ai été celle qui a fait renaître en toi ce sentiment merveilleux qu'est l'amour. Mais tu l'as chassé. Comme une maladie. Comme un démon. Par peur qu'il détruise ta vie et tes acquis. Je n'aurai pourtant rien détruit. Je t'aurai tout donné. Ma tendresse et mon amour. Mon désir et ma passion. Mes envies et ma vie. Je t'aurai tout donné pour que nous puissions vivre au grand jour cet amour qui, j'en suis certaine, aurait été merveilleux.

Je rêve sûrement. Je doute. Je sais que tous ces sentiments ont existé. Que tu les as chassé pour mieux te retrouver et ne pas briser ce que tu avais réussi à construire avec tant de mal (ta famille). Mais je sais aussi que ces sentiments, même si on les chasse, ils existent quelque part, ils ne s'effacent pas complètement. Ils sont là, comme pour ne jamais oublier qu'on s'est aimés.

Cet amour là ne se présente qu'une fois dans une vie. Cet amour là, c'était toi et moi. Tu as décidé de ne pas nous donner cette chance d'y croire. Je le regretterai.

Aujourd'hui, il est tant que je te laisse définitivement partir. Laisse-moi me retrouver. Laisse-moi une chance de me reconstruire sans toi. Je suis jeune. J'ai besoin d'un avenir tout en fleurs et en couleurs.

Je t'aime. N'oublie jamais comme je t'aime. N'oublie jamais comme tu m'as aimé. N'oublie jamais. Je t'aime.

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11.09.2009

Pour ne pas oublier

Le 6 mai à 16h00, je t'envoyais ce message. On avait passé la pause déjeuner ensemble et tu m'annonçais que tu n'éprouvais plus d'envie. Qu'il était temps de tourner la page et de redémarrer une nouvelle histoire, plus simple et plus facile. Que tes désirs n'étaient plus là, que tu pouvais vivre sans amour mais que tu n'oubliais pas notre histoire (c'est à se demander quand on y réfléchit avec plus de recul).

 

Ce qui m'est arrivé, je ne l'ai pas géré.

Je ne voulais d'ailleurs pas le gérer.

Pourquoi ? J'ai aimé ce que j'ai trouvé et que je n'ai pas voulu croire à une fin.

Qui peut envisager une fin lorsqu'on aime ce qu'on vit ?

 

J'ai trouvé chez toi ce que je n'ai trouvé nulle part ailleurs.

Ce n'est ni une illusion, ni une impression, ni une obsession.

Tu as rendu mon corps vivant, tu l'as fait exister.

J'ai connu le plaisir, l'envie et l'amour avec toi.

 

Je n'ai jamais triché.

Ce que j'ai ressenti, ce que j'ai vécu, ce que je t'ai donné, je l'ai fait avec tout ce que je suis.

 

Aujourd'hui et depuis longtemps déjà, je sais qu'il n'y a plus.

Que je suis restée seule avec mon corps qui vit, avec mon coeur qui bat.

Que tu es parti et que je ne dois plus t'attendre.

Pourtant, je suis restée...

 

Il était important pour moi d'essayer de t'en parler aujourd'hui.

Je dis bien "essayer", parce qu'évoquer mes sentiments a été douloureux.

Je voulais te le dire sans me ridiculiser.

Te le dire sans me perdre, aussi.

 

Je suis triste, c'est vrai. Mais je sais que j'irai mieux.

Je suis triste, et c'est normal : tu es l'homme qui m'a réveillé. C'est bien agréable !

 

Je ne regrette rien.

J'ai découvert un homme surprenant et tellement attachant.

J'ai découvert un homme juste, beau et plein de surprises.

 

Je veux pouvoir continuer à te regarder sans oublier.

Alors, je continuerai à te regarder sans oublier.

Je veux juste ne plus souffrir de ton absence.

Juste ne plus souffrir de t'avoir aimé.

 

Lorsque je relis ces mots, je me dis qu'on ne peut qu'y être sensible. Effectivement, si tu m'avais aimé, ta réponse aurait été bien différente de celle que j'ai reçu ce jour là :

 

Difficile de répondre à ce long message car impossible de le faire en 2 lignes...

Ne te rabaisse jamais

Ne te juges pas et surtout pas mal

Ne t'auto analyse pas

Aide toi via ce dont nous avons parlé si tu es accord avec ça

Regarde ce qui te plaît, ce qui t'as plût, ce qui te plairait et développe le

Coup de blues ? on parle. après ça va mieux.

D'ac ?

 

Réponse en total décalage avec mon message. J'ai presque honte de t'avoir écrit ces mots lorsque je lis ce que tu m'as répondu.

 

Je ne dois pas oublier. Cet échange n'est pas si vieux. Il date de début mai. Pourtant, 3 mois plus tard, tu m'envoies des mails de tes vacances. Juste pour me donner de tes nouvelles. C'est contraire à tes habitudes. Ca me destabilise. Légèrement... beaucoup. Je ne comprends pas bien pourquoi tu m'écris.

 

Aujourd'hui, avec le recul que je m'impose, je me dis que tu t'ennuyais sûrement. L'été, la plage, les filles en maillot tout partout ont sûrement réveillé ton désir et tes envies. Le désir est revenu, pas l'amour...malheureusement...

  

Ca me rappelle l'année dernière où après 1 mois d'absence, on s'était revus. Tu étais redevenu tendre, démonstratif, amoureux. Tu étais redevenu celui que j'avais connu et que j'avais aimé. Cette année, c'est à nouveau ce que j'ai vécu. Notre séparation de plus d'un mois due aux vacances, a  réveillé chez toi ce que tu refoules et que tu t'interdis de vivre au grand jour. J'ai retrouvé l'homme que j'aime. Mais il n'est pas resté longtemps. Comme l'année dernière, cette douce sensation de faire à nouveau partie de ta vie n'a duré que quelques jours. Je t'ai à nouveau perdu. Lire ici ce que j'écrivais l'année dernière : http://petite-fille.hautetfort.com/archive/2008/08/index....

 

Je voulais juste écrire ces mots pour ne pas oublier. Que rien n'est acquis. Sûrement pas avec toi. Que tu peux être dur, froid et distant alors que tu sais être si tendre, démonstratif et plein d'envie.

 

Lorsque je repense aux mois que nous avons passé à nous aimer sans limite, j'en arrive à me demander si tu es bien cet homme. Tu étais si présent, si amoureux. Tes mots étaient doux. Tes paroles réconfortantes. Tes gestes si tendres. Tu avais besoin de me toucher, de me deviner, de me savoir pas trop loin de toi. Tu me cherchais constamment. Tu avais besoin de ma présence, de ma tendresse. Tous ces mots que tu m'as écrits pour laisser une trace, pour être certain qu'ils ne disparaissent jamais. Aujourd'hui, ces mots existent toujours mais ta mémoire a fait ce tri que j'appréhendais. Elle a tout balayé pour ne conserver que le superflu.

 

Je voudrais me dire que tu as choisi la raison à l'amour. Que ton choix n'est que stratégique et familial. Mais je doute. Encore plus lorsque je relis les mots que je viens de copier/coller aujourd'hui. Pourtant, je n'ai pas le choix. Je ne dois pas oublier. Que tu peux être dur. Que je ne suis plus rien dans ta vie. Je l'ai simplement traversée. Trop rapidement.

 

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